Par Philippe Magne | 20 mai 2020

Legacy modernization: 10 myths to dispel – urgently

Avec la crise économique majeure que nous nous apprêtons à vivre pour au moins les douze mois à venir, il est grand temps de reconsidérer sous un autre œil le patrimoine existant.

De très nombreuses entreprises sont encore convaincues qu’il est nécessaire de se séparer de leur plateforme legacy et avec elle bien sûr les applications qui tournent dessus. En tant que dirigeant d’entreprise, on a tous rêvé à un moment ou à un autre d’avoir un système d’informations à la pointe de la technologie, capable de s’adapter très rapidement aux besoins de l’entreprise et, en cela, vecteur majeur de sa performance. Bon nombre d’entreprises qui en avaient les moyens financiers, se sont lancées dans des chantiers titanesques. Certaines, au prix de transformations importantes de leur organisation, ont réussi à franchir le Rubicon au bout d’un nombre d’années et d’efforts importants. D’autres ont décidé d’arrêter en cours de route, se rendant compte entre autres que les investissements avaient été largement sous-estimés initialement et qu’elles mettaient en péril tout leur business.

La crise économique va naturellement obliger à reconsidérer ces chantiers pharaoniques. Ne devrait-t-on pas plutôt aller de l’avant en réinvestissant sur l’existant plutôt que de tout remplacer ? En ces temps incertains, la question mérite à l’évidence d’être posée, mais pour être parfaitement à l’aise avec ce choix stratégique, encore faut-il faire un petit travail d’introspection en se posant la question en toute sincérité : qu’est-ce qui a fait que l’on était convaincu jusqu’à présent qu’il fallait tout remplacer ? Outre un écosystème qui pousse naturellement à la surconsommation, on se rend compte qu’il s’agit la plupart du temps d’une quasi méconnaissance de cet existant qui débouche fatalement sur des idées préconçues. Quand on sait que les idées préconçues sont la principale cause de nos erreurs stratégiques, il est grand temps de tout poser sur la table afin d’y voir un peu plus clair et ne pas prendre de décisions « émotionnelles ».

Voici la liste des idées préconçues que nous avons le plus souvent rencontrées.